Aujourd’hui Consomag spécial « contrefaçon : soyons vigilants » s’intéresse au contrôle des produits textiles. Une émission préparée avec la douane et diffusée en Octobre 2009. Commentaire : Jeans, polo, tee-shirt, maillot de football, les marques de prêt-à-porter sont victimes de la contrefaçon. Une des missions de la douane est de les identifier. Nous suivons Pascal Metzger, responsable du centre de dédouanement postal à l’aéroport de Roissy. Il examine les petits colis commandés sur Internet susceptibles de contenir des articles textiles contrefaits. Pascal Metzger : Responsable du contrôle douanier postal de Roissy (Il ouvre un colis) Ça c’est un vêtement de contrefaçon. Le logo, le nom de la marque est repris mais ensuite l’étiquetage à l’intérieur ne correspond pas du tout aux normes de la marque. Alors cet envoi-là on va le bloquer. La marchandise va être saisie et sera détruite. Commentaire : Les marques de vêtement accumulent beaucoup de détail de fabrication comme des étiquettes, des écussons et des broderies spécifiques. Ce sont ces éléments qui permettent aux douaniers de reconnaître une contrefaçon. Sur 10.000 colis contrôlés près de 2000 contiennent des vêtements contrefaits achetés par des particuliers. Marie-Line Legué en sait quelque chose. Elle travaille dans l’entrepôt où sont stockées les marchandises saisies par la douane. On y trouve des produits textiles et des chaussures de sport. Et pour reconnaître une contrefaçon, chacun a sa technique. Marie-Line Legué : Responsable du contrôle douanier Fret Express L’odeur de colle. Quand on ouvre le colis, il y a une forte odeur de colle. Ensuite, il y a aussi l’étiquette qui est à l’intérieur de la chaussure qui va nous permettre de déterminer qu’il ne s’agit pas de marchandises conformes, correspondant au titulaire de droit. L’emballage également, c’est souvent des chaussures qui sont en vrac dans des poches. Les chaussures authentiques ne se présentent pas de la même façon. Ce sont les critères. Bon après le modèle, enfin il y a d’autres éléments mais enfin ce sont les trois critères essentiels. Commentaire : Des lots de vêtements peuvent aussi être bloqués par la douane pour s’assurer qu’ils ne contiennent aucune substance interdite en France. C’est au laboratoire de Massy que sont analysés les échantillons. Cécile Rétho : Laboratoire de la douane et de la répression des fraudes Les douanes bloquent à l’entrée sur le territoire les lots. Et ils nous envoient un échantillon pour analyse et donc nous on fait aussi vite que possible pour voir les résultats dans la journée en général pour qu’ils puissent débloquer la marchandise s’il n’y a rien. Donc, là on est en train de rechercher du dimethyl fumarate sur des échantillons de chaussure qui sont importées. Le dimethyl fumarate est un anti-moisissure qui a beaucoup été utilisé dans les canapé dans les sièges, dans les chaussures. Et donc, c’est un produit qui est très allergisant. Qui a provoqué des accidents graves chez beaucoup de consommateurs. Et qui est maintenant interdit. Commentaire : Le laboratoire recherche également la présence de produits chimiques, utilisés pour teindre les textiles: les colorants azoïques. Cécile Rétho : Nous sommes dans le service qui s’occupe de rechercher des colorants, des colorants azoïques dont vous avez peut-être entendu parler qui sont des colorants réglementés car ils sont cancérigènes. Il ne doit pas y en avoir au-delà d’une certaine dose dans les cuirs et dans les textiles et donc nous sommes en train de tester cette robe pour savoir si elle contient ce fameux colorant azoïque. Commentaire : Les lunettes de soleil de contrefaçon peuvent aussi représenter un danger pour la santé du consommateur. Souvent, elles ne respectent pas les normes de sécurité en vigueur dans l'Union européenne. Au laboratoire de la douane et de la répression des fraudes de Lyon, on teste les verres pour vérifier qu’ils filtrent convenablement le rayonnement solaire. Marie-Odile Fourmoy : Laboratoire de la douane et de la répression des fraudes On va effectuer deux types d’analyse : le premier, c’est le marquage, les informations qu’on peut trouver sur la lunette avec notamment le marquage CE. Et le deuxième, ce sont des essais physiques avec mesure par l’appareil pour vérifier la protection contre les ultraviolets. Commentaire : En effet, le marquage CE doit être apposé par le fabricant ou l’importateur. C’est un minimum mais, ça ne signifie pas que le produit a forcément été contrôlé. Il faut savoir qu’une paire de lunettes de soleil qui ne protège pas des Ultra Violets peut provoquer d'importantes lésions oculaires.