N°322. CONTROLES DOUANIERS SUR LES ANIMAUX INTERNET Aujourd’hui Consomag spécial « les droits du voyageur» s’intéresse aux contrôles douaniers sur les animaux. Une émission préparée à l’occasion des 40 ans de l’union douanière. Aéroport de Roissy, près de Paris. Zone de fret commercial, hangar des arrivées où sont contrôlés les animaux vivants. Tiffany notre consommatrice est accueillie par Claude Batout, expert des Douanes chargé du contrôle des espèces protégées par des conventions internationales. Claude : Voilà nos caisses. Les documents vont me dire ce que je dois trouver dans les caisses. On a des reptiles qui arrivent du Togo et qui vont aux Etats Unis. A l’intérieur, on doit avoir des spécimens qui sont réglementés, qui sont protégés par la Convention de Washington et d’autres espèces qui ne le sont pas. Tiffany : La convention de Washington, qu’est ce que c’est ? Claude : Cette convention a été signée en 1973 et a pour objectif d’éviter la disparition d’environ 3000 espèces de faune et 40 000 espèces de flore. Dans cette expédition, Claude Batout trouve des caméléons, des scorpions et des lézards. Il va s’assurer que toute cette ménagerie est bien en règle. Claude : Je vais regarder si les documents sont corrects. Donc il y a un contrôle administratif et un contrôle physique des spécimens qui sont dans les caisses. On va regarder s’il y a une concordance entre les deux. Tiffany : C’est normal que ça soit transporté comme ça. Claude : Tout à fait. Les animaux doivent êtres transportés dans de bonnes conditions, Les caméléons, par exemple, doivent être transportés dans des petits sachets individuels. Les tortues on verra tout à l’heure. Il y a aussi d’autres normes. Chaque spécimen a des normes différentes. Les conditions de transport sont parfaites, il n’y a aucun souci. Il est un petit peu froid car dans la soute il devait faire un peu froid. Donc il est en léthargie. Plus ça va, plus il va prendre de la vigueur. Dans ces caisses, il y a précisément des caméléons et des tortues. Si la variété et la quantité d’animaux ne correspondent pas aux documents joints, l’importateur fera l’objet de poursuite judicaires. Tiffany : Donc là pour ces animaux, il y a un danger dans ce mode de transport Claude : Les tortues doivent voyager individuellement à plat pour leur éviter de se retourner. C’est-à-dire de voyager sur le dos donc là les normes sont parfaites. Tiffany : Qu’est ce qui se passe si vous tombez sur une espèce interdite ? Claude : Si je trouve une espèce extrêmement réglementée, c’est-à-dire dont le commerce est interdit. A ce moment là, je saisi le spécimen, et je contacte le muséum d’histoire naturelle. Qui est l’autorité scientifique compétente Soit une réintroduction dans le pays d’origine, soit, direction le zoo. Tiffany accompagne ensuite Claude Batout pour une opération de contrôle de trophées de chasse Claude : Maintenant, on va contrôler les trophées de chasse qui sont arrivés ce matin en provenance d’Afrique. Les documents me disent que je dois avoir de l’éléphant. Voilà on a deux défenses d’éléphants comme c’est prévu sur les documents. Ce qui m’intéresse surtout c’est de voir si les défenses sont gravées. Il y a un gravage qui est obligatoire sur les défenses brutes. Qui proviennent de trophées de chasse. Parce que le commerce de l’ivoire aujourd’hui est interdit. Tiffany : Que faites vous si vous ne trouvez pas de gravage. ? La marchandise est dans un premier temps bloquée et saisie. Et je me rapproche de l’organe de gestion qui est chargé de la convention de Washington pour savoir si en fait c’est un simple oubli ou si c’est vraiment du trafic. Tiffany : Qu’est ce qui se passe si moi je voyage et ramène un objet en ivoire ? Claude : L’ivoire d’éléphant : le commerce est interdit. Donc, il ne faut pas ramener d’objet en ivoire d’éléphant. Claude Batout va contrôler le contenu de la caisse d’un chasseur qui a rapporté d’autres trophées. Claude : On va regarder vraiment si c’est du léopard et que ça ne soit pas du guépard. Il y a des quotas pour le léopard et des quotas pour le guépard. C’est bien une peau de léopard. On le reconnaît aux taches. On va voir le reste de la caisse: Et c’est de l’éléphant. On a un pied d’éléphant, on le reconnaît. En fait, ils ramènent l’éléphant en pièces détachées. Donc on doit tout trouver : on doit trouver les 4 pieds. On va trouver la trompe, sûrement les dents. Là on a la queue de l’éléphant et sur la queue : les poils Et regardez, c’est comme du fil de fer. En aérogare, on en trouve assez fréquemment des gens qui reviennent d’Afrique avec des bracelets en poils d’éléphants et c’est interdit. Tiffany : On peut voyager avec de la maroquinerie en peau d’animaux protégés. ? Claude .En règle générale, il vaut mieux éviter de voyager avec des spécimens qui sont repris à la convention de Washington. Mais il existe de nombreuses dérogations. Le mieux c’est de se renseigner auprès des bureaux de douanes juste avant le départ. BREVE : Combien de spécimens d’espèces menacées d’extinction ont été saisis par les douanes en 2007? 5.000 – 15.000 – 25.000 Réponse : 25.000 spécimens de ces espèces ont été interceptés dont 580 animaux vivants et principalement des reptiles.