Portail de la consommation édité par l'INC
logo Conso.net 

RECHERCHE DANS LE SITE


Version Imprimable Envoyer à un ami S'inscrire aux newsletters
Questions/réponses


 




 


Sommaire "Guide"






>Questions/réponses
 
Que faire si un enfant avale un produit cosmétique ?
 Peut-on lutter contre le vieillissement de la peau ?
 Les produits spécifiques pour jeunes enfants sont-ils réellement plus doux ?
 Est-il préférable de choisir des crèmes qui contiennent des conservateurs ?
 Peut-on faire confiance à un déodorant anti-transpirant qui annonce une efficacité de 48 heures ?
 Les savons avec agents antibactériens dont le marketing cible les sportifs sont-ils efficaces ?
Peut-on utiliser sans inconvénients des gels douche ?
 Comment doit-on utiliser un shampoing traitant ?
 Pourquoi certains shampoings pour cheveux gras rendent-ils les cheveux encore plus gras ?
 Les traitements pour lutter contre la chute de cheveux sont-ils efficaces ?
 Que peut-il y avoir dans une crème ?
 Les crèmes dépilatoires sont-elles agressives pour la peau ?
 Doit-on croire toutes les actions "longue durée" des produits de maquillage ?




Que faire si un enfant avale un produit cosmétique ?
Il faut immédiatement appeler un centre antipoisons. Ces centres experts en toxicologie disposent des formules complètes de tous les produits cosmétiques et d'hygiène corporelle 
parce que par obligation réglementaire, ces formules doivent être déposées auprès des principaux centres antipoisons, sous enveloppe scellée.


Peut-on lutter contre le vieillissement de la peau ?
Non, on ne peut pas lutter contre le vieillissement de la peau avec des produits cosmétiques.En effet, les altérations touchent toutes les couches de la peau (épiderme, derme, hypoderme),
entraînant une réduction des processus de multiplication cellulaire et de production des fibres de soutien. De plus, le ralentissement progressif de la circulation sanguine réduit l’apport en substances nutritives. Mais il est tout à fait possible de prévenir efficacement le vieillissement, en évitant avant tout l’exposition au soleil, mais aussi par l’application régulière d’un produit hydratant adapté. L’application d’un produit antirides permet aussi de lisser quelques aspérités superficielles si la formule est efficace. Enfin, les gélules qui se présentent comme efficaces contre les rides, voire comme ayant des propriétés “anti-âge lifting” sont sans efficacité.


Les produits spécifiques pour jeunes enfants sont-ils réellement plus doux ?
La peau de l’enfant n’a pas la maturité suffisante (au niveau structurel et fonctionnel) pour être efficacement protégée foncontre la pollution et les agressions chimiques.
La couche cornée de protection est plus fine et le film hydrolipidique est encore peu développé, ce qui expose l’enfant à des irritations plus fréquentes. A priori, les produits pour enfants devraient contenir des ingrédients non agressifs.Toutefois, il n’existe pas de réglementation spécifiant les conditions obligatoires que doit remplir un produit "spécial enfant". Aussi il est intéressant de voir que lorsque l’AFSSAPS a réalisé en l’an 2000 une évaluation de la sécurité de 33 shampooings dont 26 shampooings pour bébés, 18 de ces derniers se sont révélés "irritants" ou "modérément irritants", démontrant la mauvaise qualité des produits analysés.


Est-il préférable de choisir des crèmes qui contiennent des conservateurs ?
Les conservateurs, qu’ils soient antibactériens ou anti-moisissures, permettent de disposer de produits qui se conservent mieux dans le temps, notamment une fois que le conditionnement est ouvert. Toutefois, il faut savoir que de très nombreux conservateurs sont susceptibles de
 provoquer des allergies.


Peut-on faire confiance à un déodorant anti-transpirant qui annonce une efficacité de 48 heures ?
C’est l’exemple caricatural d’une allégation commerciale.
D’abord il n’existe pas de normes émanant d’un organisme officiel de normalisation pour définir l’efficacité de ces produits, et donc encore moins de la durée d’action. Donc l’allégation n’est pas vérifiable par rapport à un standard. Ensuite, le premier besoin de protection de la peau est une hygiène régulière, or un tel produit pourrait inciter les consommateurs à une hygiène moins stricte.
Laisser supposer que parce que le produit pourrait durer 48 heures il est plus efficace qu’un produit qui dure au maximum 24 heures est un peu fallacieux. Enfin, on peut supposer que pour une telle allégation, les formules de ces produits sont conçues avec des ingrédients et des concentrations a priori plus agressifs pour la peau. La prudence s’impose donc, surtout pour ceux qui ont une peau sensible.


Les savons avec agents antibactériens dont le marketing cible les sportifs sont-ils efficaces ?
Les lieux où l’on fait du sport (piscines et salles de sport) sont des milieux à risque de 
prolifération bactérienne (entre autres), à cause de la multitude de personnes qui les fréquentent, de l’humidité, de la sueur, etc. Les sportifs qui choisissent des savons spécifiques doivent savoir que ceux-ci contiennent un pourcentage très modeste d’ingrédients antiseptiques (ex. :Triclosan), et que par conséquent leur fonction de prévention n’est pas forcément garantie. Certaines études scientifiques remettent en cause leur innocuité. En attendant d’avoir des résultats plus largement validés, on conseille de prendre des précautions d’hygiène fondamentales, comme la désinfection des objets et des lieux, la protection des mains (gants de sport) et des pieds (sandales pour la douche) plutôt que de "désinfecter" la peau.


Peut-on utiliser sans inconvénients des gels douche ?
Cette catégorie de produits d’hygiène s’est fortement développée ces vingt dernières années. Comme les autres produits cosmétiques, ils sont supposés êtrebien tolérés. Toutefois, il est conseillé de ne les employer qu’au maximum deux fois par jour pour éviter une déshydratation
de la peau. En cas de douches répétées l’été, abstenez-vous de l’emploi systématique de détergents. Pour les personnes qui ont la peau sensible, il est préférable d’utiliser des produits qui ne contiennent pas de lauryl sulfate de sodium comme composant majoritaire (après l’eau qui représente plus de 90 % de la composition). Ce détergent est bien connu pour être irritant. Malgré tout, on le retrouve comme composant majoritaire dans la plupart de ces gels mais aussi dans des bains moussants ! Ne vous laissez donc pas abuser par les allégations "douceur" des étiquettes.


Comment doit-on utiliser un shampoing traitant ?
D’une manière générale, un shampooing traitant, pour cheveux gras ou antipelliculaire, doit être utilisé une fois par semaine, voire parfois deux dans le cas de prescription par un médecin dermatologue.
 Il faut alterner avec un shampooing normal. De plus, lors de l’emploi du shampoing traitant, il est conseillé d’opérer en deux temps. D’abord commencer par un shampooing normal (de préférence doux) pour enlever les salissures et les traces de sébum, puis appliquer le shampooing traitant en respectant le temps préconisé avant un rinçage soigneux. On peut regretter que les conseils d’utilisation soient souvent absents sur les produits.


Pourquoi certains shampoings pour cheveux gras rendent-ils les cheveux encore plus gras ?
Il s’agit d’une réaction physiologique. Si le shampooing que vous utilisez est
de mauvaise qualité, c’est-à-dire s’il contient des tensioactifs agressifs, l’action détergente va certes dégraisser le cuir cheveu, mais l’action sera si “décapante” qu’elle provoquera une réaction de vos glandes sébacées qui rendront le cuir chevelu encore plus gras ! Le remède est donc pire que le mal. Choisissez des shampooings qui contiennent des détergents doux comme par exemple le bois de panama.


Les traitements pour lutter contre la chute de cheveux sont-ils efficaces ?
Il faut distinguer les cosmétiques des traitements par médicaments. Notre essai comparatif a bien montré que seuls les médicaments à base de minoxidilétaientefficaces, et seulement dans
le cas d’alopécie androgénétique, c’est-à-dire ayant une cause hormonale (aucun effet sur les chutes de cheveux diffuses dites "effluvium télogène"). Mais attention les solutions de minoxidil sont des médicaments prescrits (non remboursés) qui nécessitent plusieurs mois de traitement et qui peuvent entraîner des effets indésirables. Pour les cosmétiques, au mieux ils freinent la chute mais là encore si ce sont des traitements de longue durée et à des prix très élevés. En cas de chute anormale des cheveux, il convient de consulter le médecin qui pourra identifier la cause. Enfin, sachez que l’emploi régulier de shampooings agressifs, l’usage de séchoir trop chaud ou trop près, les traumatismes mécaniques ou chimiques (teintures) sont autant de facteurs favorisants, et que le régime alimentaire n’influence en aucune façon la repousse des cheveux. Fuyez donc les miracles annoncés par les gélules !


Que peut-il y avoir dans une crème ?
La plupart des crèmes sont des émulsions constituées d’une phase aqueuse et d’une phase lipophile (huileuse), de proportion variable suivant le type de cosmétique.
La phase aqueuse contient de l’eau, des humectants ou émollients (glycérol, sorbitol, propylène glycol…), des épaississants ou gélifiants (gélose, gommes, cellulose, alginate, carbopols…), et des conservateurs, bactéricides ou fongicides. La phase lipidique contient des hydrocarbures (vaseline, paraffine…), des glycérides (huiles végétales…), des cires végétales (carnauba) ou animales (lanoline, blanc de baleine…), des acides gras (acide oléique…) ou des alcools gras (alcool myrstique…).


Les crèmes dépilatoires sont-elles agressives pour la peau ?
Leur objectif est de dissoudre la kératine dont le poil est constitué. Il s’agit decomposés chimiques de pH très alcalin (sulfures, acide thioglycolique et thiolactique), auxquels sont
ajoutées des substances adoucissantes comme le miel, la camomille, les huiles végétales, la glycérine. Les composants chimiques agissent au niveau des composés soufrés de la kératine, coupant le poil à la base. Les substances caustiques agissent sur la peau en la fragilisant. C’est pourquoi il est absolument déconseillé d’appliquer les crèmes dépilatoires sur le visage. Ces produits peuvent parfois provoquer des réactions de sensibilisation ou de véritables allergies. Dans tous les cas, on ne doit jamais utiliser de crèmes dépilatoires en présence d’eczéma, de vergetures, d’allergies, de rougeurs, de furoncles ou d’excoriations. Enfin sachez que les ongles sont constitués de composés soufrés qui peuvent être altérés en cas de contact.

Doit-on croire toutes les actions "longue durée" des produits de maquillage ?
On peut regretter qu’il n’existe aucune norme officielle pour définir l’efficacité d’un rouge à lèvres ou d’un vernis à ongles par exemple.
Ainsi les allégations de "pouvoir couvrant" ou "de tenue" sont totalement subjectives, ainsi que celles sur la durée dans le temps ou la résistance à tel ou tel facteur de l’environnement. Quand à l’effet "3 D" annoncé par certains produits, c’est un effet d’optique que seule votre expérience pourra valider !