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26/03/10

ALLDC
Tarifs de l\'énergie : des augmentations inquiétantes
(communiqué de l'ALLDC) 

Tarifs de l’énergie : des augmentations inquiétantes

A partir du 1er avril, les consommateurs résidentiels risquent fort de voir leurs consommations de gaz augmenter de 7,5%, si la Commission de Régulation de l’Energie applique la proposition de GDF-Suez aux tarifs réglementés du gaz.

Plus inquiétant encore, le prix de l’électricité risque de suivre le même chemin, dans la mesure où le projet de loi (dite NOME), qui sera discuté à l’Assemblée Nationale fin mai, prévoit de modifier le mode de fixation des tarifs réglementés en les indexant sur les prix du marché, très nettement supérieurs aux tarifs réglementés.

Sortir des prix « administrés », pourquoi pas ? Mais une telle orientation pénalisera lourdement les consommateurs résidentiels, en l’absence de dispositif compensatoire. Déjà, on estime que l’augmentation du coût du gaz équivaudrait, en moyenne, à 70 euros par an de plus sur les factures.

Pour ALLDC, la fixation des tarifs de l’énergie, avec ses nouvelles règles, doit impérativement s’accompagner d’une redéfinition des tarifs sociaux, dont le bénéfice est déjà absorbé par les augmentations, et de la mise à disposition d’outils favorisant la Maîtrise de la Demande d’Energie, accessibles à tous, gratuits pour les publics fragiles.

Selon l’INSEE, 13% des ménages consacrent déjà plus de 10% de leur budget aux dépenses énergétiques. Cela leur impose des arbitrages difficiles entre loyer, énergie, ou alimentation. Les évolutions tarifaires pénaliseront inéluctablement ces 3,4 millions de ménages, et ceux qui les rejoindront dans les prochaines années. Les conséquences sanitaires et sociales qui en découlent sont inacceptables en France, pays parmi les plus riches de la planète. ALLDC plaide pour davantage de justice sociale, et contre la marchandisation des produits de première nécessité, tels que l’énergie.

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