La consommation de viande dans notre pays est inférieure de 5 à 10 % par rapport à l’année 2000.
Les raisons sont multiples, mais une des plus marquantes reste la crise de la vache folle qui a entraîné dès la fin de cette même année 2000, une baisse des achats de viande de 50 % en Allemagne et en Italie et de 35 % en France.
Bien que le spectre d’une nouvelle crise semble écarté, nous devons rester vigilants et lucides. En effet, il n’y a pas si longtemps, l’Espagne nous en a donné la preuve en déclarant deux cas supplémentaires d’ESB. Pour l’association de défense des consommateurs INDECOSA-CGT, il est impératif de maintenir l’interdiction des farines animales y compris pour le porc et la volaille. Pendant la crise de la vache folle, une grande partie des suspicions a porté sur les contaminations croisées des aliments.
Bien que le ministère de l’agriculture semble pour le moment « très réservé », il est clair qu’une flambée durable des cours du soja et du maïs, associée au mécontentement des éleveurs, pourrait à plus ou moins long terme sonner le glas de l’interdiction.
Pour éviter d’en arriver là, le gouvernement doit revenir à un encadrement des prix sur les céréales, garantir un prix plancher pour les éleveurs, assorti d’un prix final juste pour le consommateur, réorienter la politique des agro-carburants en permettant à l’INRA de développer rapidement la deuxième génération et parallèlement assurer l’approvisionnement en céréales des éleveurs.
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