Après l’échec cuisant de l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie aux particuliers, le gouvernement tente de prendre sa revanche en autorisant Gaz de France à pratiquer une augmentation de ses tarifs pour la seconde fois en l’espace de quatre mois (+ 10,5 %).
Prétextant l’évolution des coûts d’approvisionnement, le Ministre de l’Economie et le Ministre de l’Ecologie tentent de calmer l’opinion publique qui doit chaque jour lutter contre la vie chère. En vérité, cette méthode peu orthodoxe a pour objectif d’aligner les tarifs régulés sur le prix du marché concurrentiel.
Nous revenons au «chantage » de 2003, lorsque le gouvernement Raffarin avait justifié l’alignement progressif du prix du gasoil sur l’essence au nom de la défense de l’environnement. Nul doute que Monsieur Borloo pourrait se servir de cet argument si la polémique s’amplifiait. Il faut casser l’image d’une énergie chère et rare. En effet, tout comme René Dumont en 1974, nous pensons que seule la maîtrise publique des matières première est une garantie pour l’avenir.
Pour INDECOSA-CGT, il n’y a pas d’autre alternative que l’annulation de cette mesure et la convocation d’urgence d’une table ronde sur l’avenir de la filière énergétique. Il est fondamental d’avoir cette concertation avant la révision du contrat de service public de gaz de France.
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