Très tendance en Allemagne, les comparateurs de prix en sont à leur balbutiement en France. Une grande enseigne de la distribution tente depuis plusieurs mois l’expérience avec plus ou moins de succès.
En effet, certains grands distributeurs concurrents rechignent à fournir des données, et dans les comparaisons une grande partie des produits manque « à l’appel ». Les seules concernées sont des grandes marques nationales qui représentent une part marginale dans les grands magasins. Cela peut très vite se transformer en opération publicitaire voir politique, pour faire croire que l’inflation des prix est due aux industriels seulement.
Pour INDECOSA-CGT, le consommateur ne doit pas être un « alibi » dans cette guerre des nerfs, mais bel et bien un partenaire incontournable à qui on garantit son libre arbitre. Les pouvoirs publics ont la possibilité d’encadrer cette pratique par le biais de la loi dite de « modernisation de l’économie », mais également d’en assurer la maîtrise. Cette dernière pourrait être exercée par une INSEE renforcée par des agents supplémentaires. De plus, il est grand temps que les citoyens consommateurs puissent connaître en toute transparence la formation des prix, notamment par rapport au coût social et environnemental de chaque produit.
Nous souhaitons que les services officiels soient vigilants quand à la supposée concurrence des distributeurs, qui parfois ont des centrales d’achats communes. La baisse des prix ne doit pas se faire au détriment de la qualité. Il serait injuste et scandaleux de proposer aux consommateurs des produits transformés moins chères mais bourrés de graisses et de colorants.
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