A la veille de la remise du « rapport Olivennes » à Madame le Ministre de la Culture et de la Communication, l’Alliance Public-Artistes rappelle son attachement à ce que le développement des nouvelles formes de distribution, de circulation et d’échanges des contenus culturels issu de la révolution numérique profite au plus grand nombre, et à ce que la circulation des oeuvres concilie l’accès pour tous à la culture avec les intérêts des ayants-droits. C’est le sens du courrier qu’elle a adressé à Denis Olivennes, dans le cadre de la mission qui lui a été confié.
A cet égard, l’Alliance Public-Artistes fustige la très faible part du prix payé par les acheteurs effectivement reversée aux artistes lors d’un achat de musique en ligne. Sur 1 € HT, les auteurs (7 cts), les chanteurs (4 cts) et les musiciens (0 cts), ne se partagent que 11 cts tandis que les sociétés de production captent entre 85 et 90 cts.
Un sondage réalisé par Stratégir pour l’Alliance Public-Artistes révèle que les acheteurs sont tenus dans l’ignorance des sommes qu’ils pensent verser aux artistes lorsqu’ils achètent de la musique en ligne. En effet, 51 % des acheteurs pensent à tort que plus 20 centimes sont reversés aux artistes.
Le maintien d’une répartition aussi inéquitable est non seulement préjudiciable aux artistes mais aussi contraire à la volonté des acheteurs. Après les avoirs informés de la part revenant réellement aux créateurs, plus de ¾ des acheteurs considèrent que la rémunération des artistes est insuffisante tandis que celle des maisons de disque est jugée élevée par 92 % des acheteurs. Enfin, cette situation est aussi contreproductive puisque 64 % des acheteurs seraient disposés à acheter davantage de musique en ligne si une part plus importante du prix était effectivement reversée aux artistes.
Avec actuellement environ 11 % du prix reversés à tous les artistes d’une oeuvre (auteurs et artistes-interprètes), la vente de musique en ligne n’est pas le garant d’une juste rémunération des créateurs et n’apporte pas le soutien espéré ni aux artistes ni à la création artistique.
L’Alliance Public-Artistes lance un appel fort à la mission présidée par Denis Olivennes : le développement de l’achat de musique en ligne doit passer par l’augmentation de la part du prix de vente perçue par les artistes. C’est la première condition pour que ce mode de vente reçoive le soutien du public et devienne un levier de la création artistique.
CONFÉRENCE DE PRESSE TÉLÉPHONIQUE A 15H00, CE JOUR Pour suivre la conférence de presse, appelez le 0800 29 80 23 dès 15h00. (Coût de l’appel : gratuit depuis un fixe // payant depuis un portable, suivant les conditions de votre opérateur)
Déroulement : 15h00 - conférence de presse 15h10 - les représentants du Bureau de l’Alliance répondent à vos questions : ADAMI : Bruno Ory-Lavollée, Gérant SPEDIDAM : Xavier Blanc, Directeur juridique et international SAIF : Olivier Brillanceau, Délégué général CLCV : Frédérique Pfrunder, Chargée de mission UFC-QUE CHOISIR : Julien Dourgnon, Directeur du département études et communication UNAF : Olivier Gérard, Chargé de mission nouvelles technologies
Membres de l’Alliance Public-Artistes : Associations de consommateurs et d’internautes (Audionautes, CLCV, Ligue de l’enseignement, UFC Que-Choisir, UNAF) ; Sociétés de gestion collective des droits d’artistes (ADAMI, SPEDIDAM, SAIF) ; Syndicats d’artistes (Fédération nationale SAMUP, SAMUP, SNAP CGT, SNEA-UNSA, SNM FO) ;
Associations de photographes (UPC) et de musiciens spécialisés (UMJ, QWARTZ).
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