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Détail d'un communiqué

23/10/07



Face à la vie chère : la grande distribution doit être solidaire !
(Communiqué de l'INDECOSA-CGT)

 

Le projet de loi Luc CHATEL, intitulé « pour le développement de la concurrence au service des consommateurs » n’est pas destiné à améliorer le pouvoir d’achat des ménages, mais bel et bien de permettre à la grande distribution et aux gros industriels de renforcer leur hégémonie sur le commerce en France.

En effet, l’un des principaux objectifs de ce texte est de permettre aux grands magasins de « vendre à perte » en toute légalité. Si la loi est menée à son terme, les petits commerces et les artisans ne tarderont pas à disparaître les uns après les autres et laisseront la place à de vastes monopoles. Il en va de même pour les petits producteurs qui, en l’absence d’autres débouchés, devront se plier aux exigences financières des centrales d’achats.

Il est également un danger pour l’emploi : pour un emploi créé dans la grande distribution, six disparaissent. Il accentue cette tendance par la mise en difficulté du petit commerce et de l’artisanat et des PME-PMI par une pression accrue de la grande distribution sur les coûts de production. Au final, ce sont les salariés qui en paieront le prix, par une pression sur les salaires et l’accroissement de l’emploi précaire  dans l’industrie, le commerce et l’artisanat.

D’autre part, les premières conclusions de la commission Attali, pour la libération de la croissance française, créent une situation dans laquelle la concurrence ne s’exerce pas sur les services rendus aux consommateurs, mais sur le « moins disant » social, par la suppression de toutes les modes de régulation dans les rapports producteurs/distributeurs. En mettant fin aux commissions d’équipements commerciaux (CDEC), elles privent les citoyens de toute possibilité d’intervention sur l’aménagement de leur territoire et sur la recherche d’un équilibre « petit commerce-grande distribution », en permettant l’ouverture des commerces 7 jours sur 7.

Tout cela, dans un contexte où le patronat de la grande distribution enregistre des profits insolents et se gratifie de bonus atteignant des sommes représentants plusieurs siècles de salaires pour un salarié lambda. A cela, s’ajoute les exonérations de charges sociales et autres avantages fiscaux sur les bas salaires.

Dans le même temps, les fiches de paies des employés de la grande distribution ressemble davantage à un minimum social qu’à un salaire.

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