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Détail d'un communiqué

16/10/07 

Grenelle de l'environnement : L’Institution Familiale et les familles mobilisées pour répondre au défi environnemental
(communiqué de l' UNAF)


I/ Place et rôle de l’Institution familiale

Aujourd’hui, l’UNAF et les UDAF représentent officiellement, auprès des Pouvoirs publics, l’ensemble des familles françaises et étrangères vivant en France. Leur réseau constitue l’un des mouvements nationaux de protection des consommateurs.

La spécificité de l’Institution familiale repose sur une approche globale de la famille, sous tous les aspects de sa vie quotidienne du point de vue :
-économique, social et environnemental ;
-éthique, psychologique et sociologie.

L’Institution familiale fait en sorte que la dimension familiale soit prise en compte dans l’ensemble des politiques publiques : politique du logement, des transports, de l’environnement, de la consommation, de la santé, de l’éducation, de l’emploi, du travail, etc.

Si la politique familiale relève de la responsabilité du Gouvernement, du Parlement, des Conseils généraux, régionaux et des Conseils municipaux, l’UNAF et les UDAF accompagnent les responsables politiques et les administrations dans leur mission d’intérêt général, en leur rappelant le rôle des familles, leurs responsabilités et leurs attentes.

L’UNAF aborde la politique familiale de manière globale dans une approche
prospective. Cette politique prend en compte toutes les familles dans leur diversité.
La politique familiale ne se limite pas au versement de prestations, si utiles soientelles, mais doit permettre de mieux articuler les libertés, les responsabilités et les sécurités nécessaires, les choix privés et les solidarités publiques.

II/ L’UNAF au Grenelle de l’Environnement : une évidence pour l’Institution familiale et les familles

Le Ministre Jean-Louis Borloo a souhaité accorder une place significative aux
familles en proposant à l’UNAF de siéger dans chacun des six groupes de travail du «Grenelle de l’Environnement».

L’Union Nationale des Associations Familiales, impliquée depuis de nombreuses
années dans la promotion du Développement Durable, voit dans cette décision une reconnaissance forte du rôle des familles dans la réflexion engagée.

Les familles, premières éducatrices de leurs enfants et actrices de leur avenir, sont en effet au coeur de tous les enjeux du Développement durable (réchauffement climatique, épuisement des énergies fossiles, explosion démographique, ...).

L’UNAF s’est engagée à faire des propositions concrètes, innovantes, responsables et respectueuses des territoires pour que la santé et le bien être présent et à long terme des familles soient défendus.

Elle souhaite que le Développement Durable s’intègre dans tous les aspects de la vie quotidienne des familles et soit traduit dans des politiques publiques dignes de ce nom.

L’approche du Développement Durable implique un nouveau projet de société, dont le nouveau système de valeurs (paradigme) sera complètement bouleversé.

Le Développement durable (qu’on peut aussi qualifié de développement responsable) est devenu pour l’UNAF une occasion de réaffirmer sa vision globale de la politique familiale, autour de valeurs essentielles de lien, d’éducation, de solidarité intergénérationnelle, de préservation de l’environnement, d’éthique, …

Pour l’UNAF, le Développement Durable permet d’utiliser les ressources naturelles et humaines, pour atteindre des objectifs socio-économiques dont ceux des consommateurs, sans nuire à l’environnement tout en préservant les intérêts des générations futures.

C’est avant tout, au sein des familles, que sont conçues et éduquées les générations futures : c’est pourquoi les familles sont bien le coeoeoeoeur du Développement Durable.

Il appartient donc aux corps intermédiaires dont l’Institution familiale et aux
acteurs de la Société civile, dont les familles et les consommateurs d’anticiper et de s’adapter rapidement aux changements géopolitiques, organisationnels,
climatiques, … qui s’imposeront à tous.


III/ Les positions de l’UNAF dans les groupes de travail du Grenelle del’Environnement

Groupe 1
«Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie»

Problématique :
La proposition majeure structurante pour les pays riches est de diviser par 4 les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), à l’horizon 2050. Pour y arriver, a été proposée une trajectoire intermédiaire de 3 x 20, c’est-à-dire moins 20 % d’émissions de GES, moins 20 % de consommation d’énergies et plus 20 % d’utilisation d’énergies renouvelables, d’ici 2020.
Ces objectifs et cette trajectoire sont ambitieux, car ils nécessitent une rupture dans notre modèle de développement (production et consommation), une sensibilisation et une implication des citoyens, une recherche fondamentale et appliquée interdisciplinaire, et la détermination de tous.

Les familles devront s’adapter aux nouvelles contraintes climatiques. Elles devront construire, réaménager leur logement, se chauffer, se transporter autrement, notamment au regard du défi énergétique.

Éléments de contexte :
Le changement climatique est devenu, aujourd’hui, une réalité incontestable. Les experts scientifiques estiment que la température terrestre s’élèvera entre 1 et 6° C d’ici 2100.

Les activités humaines sont en grande partie responsables de ce réchauffement :
chauffage des bâtiments, transports des marchandises et des personnes, industries, agriculture, tourisme, … et émettent des Gaz à Effet de Serre (GES). De plus, ces derniers proviennent de l’utilisation d’énergies d’origine fossile, ce qui concourt à l’épuisement des ressources non renouvelables.

Le potentiel de développement des générations futures est remis en cause.

C’est pourquoi il incombe aux Pouvoirs publics, avec l’implication de tous, d’agir de manière urgente et de traiter cette problématique globale et mondiale par 2 volets : lutter contre le réchauffement climatique et maîtriser la demande d’énergie et prévoir l’adaptation aux conséquences de ce phénomène (montée des eaux, migration des espèces végétales et animales, canicule, etc.).

Positions et propositions de l’UNAF :
- promouvoir le logement inter-générationnel qui assure une mixité sociétale,
cette dernière étant un élément important du Développement Durable. Il
consiste à organiser la cohabitation de plusieurs générations, soit dans un
logement, soit dans un ensemble de logements ;
- développer l’offre de logement basse consommation, voire à énergie positive
et modulable tout le long de la vie ;
- anticiper, dès l’amont de la construction, les modes d’accès aux différentes
sources d’énergie, dont renouvelables, afin que les familles ne soient plus
dépendantes du tout électrique, du fuel, ...
- définir un niveau de consommation raisonnable à prix accessible et surtaxer
les dépassements de consommation, ce qui veut dire que plus on consomme,
plus l’unité additionnelle sera chère ;
- redensifier les centres des villes par des éco-quartiers et maîtriser
l’étalement urbain
- étendre l’accès des personnes en situation de précarité au fonds d’aides des
impayés énergétiques des opérateurs autres qu’ historiques.

Consensus sur les propositions du Grenelle :
En matière de bâtiments
Le secteur le plus consommateur d’énergie (chauffage et eau chaude) est le
bâtiment. Pour que ce secteur progresse sur 3 critères : émissions de GES, maîtrise de l’énergie et recours aux énergies renouvelables, il est proposé de mettre en oeuvre un chantier très ambitieux de rénovation énergétique des bâtiments existants et de lancer un programme de rupture technologique sur le bâtiment neuf.

-Un plan de rénovation énergétique des bâtiments existants qui repose sur les
outils suivants :
- un plan d’emploi et de formation dans le bâtiment pour le développement
d’une filière professionnelle des « rénovateurs du bâtiment », ainsi que
d’une maîtrise d’oeuvre pluridisciplinaire ;
- des prêts bonifiés et des fonds de garantie pour permettre l’accès des
ménages et des entreprises aux investissements nécessaires ;
- une incitation forte à la réalisation de diagnostics énergie-climat ;
- une assurance qualité (diagnostics, travaux, bonnes pratiques, indicateurs
de résultats) ;
- un label « BBC rénovation »1 pour les rénovations lourdes (consommation
énergétique moyenne de 80 kWh/m2/an) et un label compatible pour les
opérations de rénovation partielle des bâtiments ;
- un plan spécifique pour le logement social et pour les bâtiments publics ;
- révision des règles du Code de l’Urbanisme, du Code Civil, etc. afin de
développer les énergies renouvelables et la réhabilitation énergétique et
climatique...

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