La FNAUT rappelle que notre pays se trouve face à un triple défi qui implique une réorientation très volontariste de notre politique des transports : la dégradation du cadre de vie, la dépendance pétrolière et l’accentuation du réchauffement climatique. Une évolution des comportements individuels et de ceux des entreprises est urgente : le progrès technologique ne peut suffire.
L’heure n’est donc plus aux mesurettes médiatiques et aux préoccupations électoralistes. Des mesures de fond, même impopulaires, sont indispensables afin de prévenir des contraintes plus fortes : plus on attendra, plus elles seront difficiles à prendre et coûteuses.
La FNAUT souhaite donc que le gouvernement annonce :
- d’une part quelques mesures immédiates, efficaces et à forte valeur pédagogique, telles qu’une réduction générale des vitesses de 10 km/h sur routes et autoroutes, l’adoption d’un code de la rue et de nouveaux moyens accordés aux collectivités locales pour leur permettre de mettre en oeuvre une politique cohérente (renforcement des pouvoirs des autorités intercommunales, décentralisation de la gestion du stationnement, extension du versement transport des entreprises, légalisation du péage urbain) ;
- d’autre part la mise en place d’une fiscalité écologique appliquant le principe pollueur-payeur à l’utilisation de la voiture, de l’avion et du camion, et dont le produit serait affecté principalement au développement des transports collectifs urbains et du rail (régénération et modernisation du réseau ferré classique, desserte des ports, extension du réseau TGV) ;
- enfin le réexamen complet du programme de grandes infrastructures de transports décidé lors du CIADT (comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire) de décembre 2003. Construire encore 2500 km d’autoroutes est strictement incompatible avec la nécessité de diviser par 4 d’ici 2050 nos émissions de gaz à effet de serre.
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