Les neuf organisations nationales de consommateurs réunies au sein de ConsoFrance ont pris connaissance du rapport d’étape de la commission pour la libération de la croissance française.
Sur un plan général, ConsoFrance constate que ces propositions ignorent l'existence d'un consumérisme, majoritaire dans notre pays, qui prend en compte la dimension sociale et environnementale de la consommation et auquel ConsoFrance est très attachée.
Rien d'étonnant à ce que ces propositions, si elles devaient être retenues en l'état, ne puissent répondre aux attentes des consommateurs pour la défense de leur pouvoir d’achat.
De fait, cette commission a choisi de sacrifier les consommateurs aux intérêts " particuliers ". En effet elle a cédé aux pressions des lobbies des " gros professionnels " et des grandes institutions représentées au sein de la commission. Pour ConsoFrance toute mesure cherchant à développer la concurrence doit avoir comme corollaire une amélioration de la protection des consommateurs, et ce, pas seulement par la seule amélioration des voies collectives de recours.
Considérant que la question du pouvoir d’achat est essentielle aux yeux de la majorité des citoyens consommateurs, ConsoFrance a suggéré au gouvernement, en septembre 2007, 62 mesures pour l'amélioration du pouvoir d’achat et de la protection des consommateurs. ConsoFrance constate, sans surprise, que bien peu de ses propositions ont été retenues.
Concernant les propositions relatives aux relations entre les entreprises, la formation des prix et l'urbanisme commercial, si la commission avait eu comme unique objectif l'implantation en France de Wal-Mart, premier distributeur mondial, il n'y aurait rien à modifier.
Compte tenu de l’importance de ces propositions, ConsoFrance demande au Gouvernement de donner, à tous les acteurs concernés, le temps de la réflexion et surtout de la concertation avant de légiférer.
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