La Confédération syndicale des familles se réjouit plutôt de la volonté de Xavier Darcos de réduire le coût de certaines fournitures scolaires et prend acte de la rencontre prévue avec des représentants de la grande distribution mais elle s’étonne que cette démarche émane du ministre de l’Education Nationale. Si le gouvernement a vraiment cette volonté, il doit la mettre en application en ramenant le taux de la TVA à 5,5% pour l’ensemble des fournitures scolaires, qui doivent être considérées comme articles de première nécessité.
Outre les prix, il est nécessaire de réfléchir plus globalement à la question des fournitures demandées aux familles. Le ministre de l’Education devrait en premier lieu faire respecter les circulaires demandant leur limitation et puisqu’il parle de faire de la rentrée un « moment citoyen », il devrait mettre en avant les questions de développement durable pour que les fournitures demandées soient effectivement utilisées ou réutilisables l’année suivante quand il s’agit de cahiers par exemple. Concernant plus spécifiquement le niveau de maternelle et primaire, les parents ne devraient pas avoir de fournitures à acheter : elles devraient être mises à disposition des écoles comme cela existe déjà dans de nombreuses communes. La CSF rappelle que les fournitures ne se limitent pas aux cahiers et stylos en particulier pour les lycées : l’Etat devrait garantir l’égalité des familles sur l’ensemble du territoire, par une dotation aux établissements pour qu’ils mettent à disposition des élèves, livres et matériel professionnel. La prise en charge de tout ou partie de ces dépenses par les régions n’est pas entièrement satisfaisante car elle entraîne des disparités selon les lieux de résidence. La CSF rappelle également les dépenses engendrées toute l’année par la scolarité, dépenses que beaucoup de familles ont du mal à assumer : à défaut d’obtenir à moyen terme, la gratuité de l’école que la CSF continue à défendre, c’est le système des aides financières qui doit être revu d’urgence dans son intégralité. Le ministre évoquant la mise en place d’une « liste type », il serait alors utile de réunir l’ensemble de la communauté éducative, c’est-à-dire enseignants, organisations familiales et représentants de parents, pour mener un travail constructif sur un sujet qui touche la vie quotidienne des familles.
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