Les marques proposant des produits du commerce équitable se multiplient, les logos fleurissent et la notoriété de ce type de commerce continue à progresser.
Mais, pour beaucoup de consommateurs, ce que recouvre cette idée de commerce équitable reste mal connu. Quelles en sont les exigences et sont-elles les mêmes pour tout produit se réclamant du commerce équitable ? Quels sont les impacts réels pour les producteurs ? Quelles sont les exigences environnementales ? Qu’en est-il de la part d’ingrédients équitables dans les produits élaborés ? Autant de questions concrètes auxquelles les consommateurs ne trouvent le plus souvent que des réponses partielles. Afin de répondre à ce besoin d’information, la CLCV a comparé les cahiers des charges des principaux acteurs, présents en grande distribution et/ou en réseaux de vente spécialisés, pour trois produits alimentaires : le thé, le chocolat et le riz. Les acteurs « historiques » (Minga, Artisans du Monde) placent toujours la confiance au centre de leurs relations avec les petits producteurs, et se placent dans une démarche de « filière » équitable, du Sud au Nord ; les marques comme Alter Eco ou Ethiquable privilégient une approche beaucoup plus formalisée et ayant pour objectif de développer la vente de ces produits équitables dans les circuits de distribution « conventionnels » (la grande distribution). Quant à la part du prix final revenant aux producteurs, elle est, selon les produits, entre deux et trois fois supérieure à celle d’un produit conventionnel. Si l’achat équitable reste souvent nettement plus cher, en raison du prix plus important versé aux producteurs, mais surtout en raison des faibles volumes ne permettant pas d’économies d’échelle, les consommateurs ont toutefois intérêt à regarder les étiquettes de près. Nous avons en effet constaté une grande variabilité selon les distributeurs et même relevé quelques cas où acheter équitable peut être plus économique ! De tels exemples incitent à s’interroger sur la construction des prix. Pour la CLCV, les écarts généralement observés ne sont pas pleinement justifiés et il est important que les distributeurs revoient leurs marges sur ces produits afin de les rendre plus accessibles.
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