La FNAUT rappelle qu’elle a toujours défendu le projet de TGV Est face aux « économistes sceptiques » (y compris ceux de la SNCF) qui sous-estimaient le succès possible du TGV face à l’avion et à l’automobile, et donc ses retombées écologiques bénéfiques. La FNAUT a également défendu le principe d’une première phase assez longue (de Paris jusqu’à Baudrecourt et non Vandières) afin que l’effet TGV atteigne l’Allemagne et la Suisse du nord.
Dès l’émergence du projet, la FNAUT s’est élevée contre le positionnement aberrant des gares nouvelles d’Issoncourt (Meuse) et Louvigny (Moselle), non connectées au réseau TER donc difficilement accessibles autrement qu’en voiture (les navettes routières, lentes et coûteuses pour le voyageur et la collectivité, ne desserviront que les gares de Verdun, Bar-le-Duc, Metz et Nancy). Malgré ses nombreuses interventions, cette bévue n’a pas été corrigée. Quant à la gare de Bezannes, elle sera heureusement desservie par le TER et les bus urbains, mais elle aurait dû être implantée (pour bien moins cher) au croisement de la ligne nouvelle avec la ligne classique Epernay-Reims. La FNAUT estime d’autre part que la LGV Est, compte tenu de son rôle dans l’aménagement du territoire français et européen, devait être financée essentiellement par l’Etat et l’Union Européenne. Les régions doivent pouvoir se consacrer aux modernisations, régénérations et réouvertures des lignes classiques. Enfin, tout en regrettant la hausse brutale des tarifs par rapport à ceux des trains Corail précédemment en service (de 30% à plus de 60% selon les relations, la classe et la période horaire), la FNAUT observe que les tarifs retenus par la SNCF ne semblent pas plus élevés sur la LGV Est que sur les autres LGV, et que les trains de pointe y sont, en moyenne, proportionnellement moins nombreux : le niveau élevé des tarifs TGV, l'opacité de la grille tarifaire et le caractère aléatoire des réductions sont regrettables, mais constituent un problème national et non régional. Des correctifs indispensables
La FNAUT réclame aujourd’hui : - la construction rapide de la gare de Vandières, où passent plus de 100 trains TER par jour desservant toutes les villes lorraines et, par ailleurs, la création de relations TER directes Verdun-Reims ; - le prolongement de la desserte TGV Paris-Bar le Duc jusqu’à Commercy et Toul ; - la réduction du nombre des trains Paris-Reims et Paris-Strasbourg soumis au tarif de pointe, en particulier les lundi matin et vendredi et dimanche soir ; - la baisse des tarifs, réellement exagérés, des liaisons TGV Paris - Bar le Duc et Paris- Châlons (le gain de temps permis par le TGV n’est que de 10 minutes sur ces relations).
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