Au cours de sa récente campagne électorale, le nouveau Chef de l’Etat s’est prononcé sans ambiguïté contre toute forme d’amnistie présidentielle concernant les infractions au code de la route. La FNAUT approuve cette position ferme, d’autant plus justifiée que la sécurité routière s’est dégradée depuis la fin 2006 (+6,4% de tués par rapport à la même période de l’année précédente) : toute infraction, même qualifiée de « mineure », peut en effet avoir des conséquences dramatiques.
La FNAUT souhaite que le refus de toute amnistie soit étendu à diverses infractions qui perturbent la vie urbaine et le fonctionnement des transports publics : - le stationnement illicite sur l’espace public (toute infraction de ce type constituant une gêne pour les piétons, les personnes handicapées, les cyclistes, les usagers des bus, les livreurs, les services d’urgence, et pouvant avoir, directement ou indirectement, un caractère dangereux) ; - la fraude au stationnement payant (l’occupation abusive de places payantes par les uns incitant les autres à stationner de manière sauvage) ; - la fraude, les incivilités et le vandalisme dans les transports collectifs, qui pénalisent financièrement les entreprises exploitantes et entretiennent un sentiment d’insécurité parmi leurs usagers et leurs personnels ; - les pollutions visuelles ou sonores de l’espace public.
L’amnistie présidentielle est une pratique inégalitaire et anti-pédagogique à laquelle il faut mettre fin définitivement : un refus strict de l’amnistie des contraventions doit accompagner les efforts déployés par ailleurs par les pouvoirs publics pour réduire l’insécurité routière, lutter contre l’incivisme et pacifier la vie urbaine.
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