Alors que chacun s’accorde à dire qu’il est plus que jamais nécessaire de restaurer la confiance des consommateurs, et que l’attitude de ceux-ci est présentée comme un élément clé de la vigueur de l’économie, la Consommation apparaît comme la grande oubliée du gouvernement, dépourvue de tout ministère ou secrétariat d’Etat.
La consommation a un caractère transversal, elle touche aussi bien les secteurs de la production agricole et alimentaire que ceux des services, la question des prix comme celle de la sécurité et de la qualité. La CLCV considère qu’il est indispensable qu’au sein de l’exécutif gouvernemental, tous ces aspects puissent être traités par un interlocuteur clairement identifié, porteur de la politique de consommation du gouvernement. Ceci est d’autant plus important que l’on constate déjà que les discussions qui s’ouvrent sur les questions de développement durable, dont les consommateurs sont pourtant parmi les principaux acteurs, ne prévoient même pas d’associer les représentants de ces derniers.
La Commission européenne, consciente de l’importance des consommateurs et de leur protection pour le développement de l’économie, a nommé une commissaire spécifiquement en charge de la protection des consommateurs. Elle n’a malheureusement pas aujourd’hui d’interlocuteur désigné au sein du gouvernement français ; la CLCV le regrette vivement, et appelle le Président de la République et le Premier Ministre à y remédier aussi rapidement que possible.