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Détail d'un communiqué

28/03/07



Semaine "sans pesticides"
L’association de consommateurs CLCV demande une réduction massive et un plus grand encadrement des pesticides !
(Communiqué de la CLCV)

90% des 78 000 tonnes de pesticides vendues en France le sont pour des usages agricoles et 10% pour les usages non agricoles. La France est le premier pays consommateur de pesticides en Europe et le 3ème au niveau mondial. On trouve des résidus de pesticides dans 80 % des eaux de surface, dans 57% des eaux souterraines et dans 45 % des fruits et légumes.

Le plan interministériel de réduction des risques liés aux pesticides de juin 2006, ne suffira pas à lui seul à diminuer massivement la consommation de pesticides. La mobilisation des consommateurs et des producteurs est nécessaire pour favoriser l’agriculture raisonnée et biologique, diminuer les achats de pesticides non agricoles et imposer de nouvelles mesures réglementaires.

A l’occasion de la nouvelle édition de la semaine « sans pesticides », nous rappelons nos demandes :

- l’application du principe de précaution,
- la mise en place d’une procédure de « codécision » du ministère de l’écologie et du développement durable et celui de l’agriculture pour les autorisations de mise sur le marché des pesticides,
- une clarification du cadre législatif en matière d’accès aux données d’évaluation des substances actives, celles-ci doivent être publiques et ne peuvent en aucun cas relever du secret industriel,
- la suppression des autorisations provisoires,
- la mise en place immédiate de l’évaluation comparative pour une substitution des produits les plus nocifs par des substances moins nuisibles,
- l’interdiction des traitements par aéronefs,
- l’augmentation significative du taux de la redevance pour « pollution diffuse » payé par les distributeurs,
- la mise en place de charte de non utilisation des pesticides par les collectivités pour l’entretien du domaine public ,
- le développement de programmes de recherche sur les perturbations endocriniennes potentiellement induites par les pesticides.

Par ailleurs, à la suite de notre enquête qui a mis en évidence la banalisation et le marketing agressif de certains produits, il est nécessaire de réviser l’arrêté du 6 octobre 2004 afin que:

- soit obligatoirement indiqué sur tous les produits phytopharmaceutiques le numéro de téléphone des services d’urgence,
- ces produits soient clairement désignés comme des produits à risques. Une mention « pesticides, nuit à la santé et à l’environnement » devrait être visible sur l’ensemble de ces produits,
- les plus dangereux, ayant un pictogramme inflammable, corrosif, comburant ou portant les mentions « dangereux pour les chats et /ou chiens » « conserver sous clé et hors de la porté des enfants ») ne soient plus disponibles en libre service dans les magasins. Ils devraient être vendus en espace dédié car ils nécessitent conseils de prudence et d’utilisation et ne doivent pas être vendus à des mineurs. En outre les distributeurs devraient être tenus d’expliquer le mode d’emploi et les précautions à prendre, dans ces espaces dédiés.

Enfin, nous invitons les consommateurs et jardiniers domestiques à se procurer dans nos permanences locales, ou sur www.clcv.org   la brochure CLCV « Pesticides, comment les éviter ou mieux s’en servir ».

 

 


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