Le Gouvernement a adopté le 13 mars un décret "relatif à la protection des cendres funéraires", alors même que le Sénateur Sueur avait proposé une loi qui portait aussi sur la transparence des pratiques tarifaires funéraires et les compétences des opérateurs. L'UFCS s'était exprimée favorablement sur ce texte : les cendres ne pouvaient qu'être dispersées ou enterrées dans un "lieu du souvenir" répertorié pour permettre à tous les membres de la famille de se recueillir dans un endroit connu et neutre.
Le décret retient le principe de l'inhumation dans une sépulture ou de la dispersion dans un endroit déterminé et autorisé; il privilégie cependant la volonté du défunt de conserver ses cendres dans une propriété privée ou de les disperser en pleine nature. Ainsi, chacun pourra garder chez soi l'urne contenant les cendres du défunt, ou les conserver comme bon lui semble, s'il prétend que telle était la volonté du défunt! Cette disposition ne va pas dans le sens de la paix des familles et donc pas celle du défunt. L'UFCS regrette que le texte adopté n'ait pas formalisé et limité la volonté du défunt. En outre, il ne se prononce par sur la nature juridique des cendres, de laquelle aurait découlé le régime applicable à leur devenir : les familles pourront-elles se les "partager" sous couvert de la volonté exprimée par le défunt?
Enfin, les questions importantes de la compétence des opérateurs funéraires, de la transparence tarifaire des prestations ont été bien vite et malencontreusement enterrées!"
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