 |
 |
08/03/07
|  | "Les A.O.C sur les fromages menaces, qui l'eu cru ?" (Communiqué de l'INDECOSA-CGT) | C’est le 13 mars prochain que le comité national des produits laitiers de l’INAO va se réunir. Une rencontre de tous les dangers qui va peut-être bouleverser radicalement le cahier des charges de nos fromages au lait cru. Pourquoi en est on arrivé là ? La faute aux contrôles trop strictes des organismes officiels, le risque sanitaire trop élevé, la stigmatisation du surplus de poids, des agro-industriels plus gourmands et plus soucieux d’accroître leurs marges…
Chacun à son explication, mais toujours est-il que l’heure est grave parce que l’on va peut être remettre en cause des processus qui remontent à plusieurs siécles. C’est un pan entier de notre patrimoine gastronomique qui risque de disparaître. Sans compter des producteurs de lait qui grâce à des sélections draconiennes disposaient d’un cheptel de grande qualité. C’est le cas de la race normande qui produit un lait riche et onctueux et qui risque de disparaître si on généralise le principe de thermiser le lait.
Pourtant ce sont bien les géants de l’agro-alimentaire qui ménent la fronde et pas les PME qui, peu à peu, reprennent des parts de marché.
En effet, ils sont parvenus grâce à l’authenticité et au savoir-faire, fidéliser de nouvelles générations de consommateurs. De plus, la vente directe, plus proche des producteurs, semble avoir de nouveaux adeptes.
Pour INDECOSA-CGT, le risque zéro n’existe pas et il ne faut pas mélanger les manoeuvres de certains industriels avec un risque sanitaire imprévisible. Pour l’association de défense des consommateurs, il faut que les pouvoirs publics répondent présents aux attentes des PME qui veulent continuer la production au lait cru et aux demandes des consommateurs qui souhaitent manger un produit de qualité au meilleur prix.
Pour cela, il faut : - Mettre en place un fond de réserve pour aider les professionnels à surmonter une crise sanitaire lorsqu’elle n’est pas liée à une erreur dans le processus de fabrication. - Procéder à la clarification des signes de qualité, réduire la part des labels professionnels et des guides de bonne pratique. - Associer, dans les entreprises, les CHSCT pour leur permettre d’avoir un droit de regard sur la production et éviter le maximum de non-conformités. - Renforcer la coopération entre les organismes officiels comme l’AFSSA et les transformateurs et instaurer une véritable concertation entre les professionnels et les représentants des consommateurs | > Télécharger et imprimer le communiqué > En savoir plus sur l'INDECOSA-CGT | Haut de page |
|
|
| |
|
 |
 |