Au matin du 22 janvier la CGL est orpheline. Elle a perdu son père fondateur.
Il est loin le jour du 1er février 1954 qui a vu fleurir des centaines de comités de sans logis en soutien à l’appel de l’abbé Pierre. Il est loin le temps où ces comités se sont regroupés pour créer la CGL. Pourtant ces moments historiques sont restés gravés dans l’inconscient de nos militants. Ils reviennent avec force au moment où une vie exemplaire s’arrête. L’abbé Pierre était avec nous pour les 50 ans de la CGL. Il sera absent pour nos 60 ans. Si nos paroles pouvaient accompagner son dernier voyage, nous le remercierons d’avoir été celui qui a su interpeller les puissants, déranger les nantis et dénoncer toutes les formes d’injustice. La CGL et ses militants, aux côtés de la famille Emmaüs, continueront son combat dans l’esprit de l’hiver 1954.
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