Cette situation est paradoxale puisque les industriels, notamment Français, ont réclamé à corps et à cris l’ouverture de tous les services publics notamment de « l’énergie » à la concurrence.
Le groupement d’entreprises appelé « Exeltium », a même eu le quitus du gouvernement pour se regrouper et négocier des « prix plafonds ». Nul doute que Monsieur Mittal, membre de cette confrérie hétéroclite, appréciera ce geste alors qu’il n’y a pas si longtemps, la majorité présidentielle se mobilisait contre lui et son O.P.A sur ARCELOR. Cet accord, pour être viable, sera soumis à l’approbation de la commission européenne. Le conseil constitutionnel, a d’ores et déjà validé le principe pour une durée de 2 ans. Un acronyme de plus puisque ce même conseil a demandé la suppression des tarifs régulés pour les particuliers.Ainsi, les grands industriels, tentent d’échapper, par ce biais à la dérégulation. A l’opposé, les consommateurs domestiques sont renvoyés à assumer seuls les risques du marché. Or, se sont les usagers domestiques et les PME qui sont les plus fragiles face aux fluctuations du marché, en effet, ils doivent être certains de pouvoir justifier leur budget. Cette situation montre que la privatisation de l’énergie ne marche pas et fragilise le tissu économique des pays, la faillite du groupe ENRON est encore dans toutes les têtes. Pour INDECOSA CGT, les tarifs réglementés pour les clients domestiques doivent être maintenus au delà du 1er Juillet 2007 et sans limitation de durée. La facturation doit être effectuée en fonction du coût de revient de l’énergie. Pour cela, le retour à la maîtrise publique totale du gaz et de l’électricité et la création d’un pôle EDF-GDF 100% public est impératif. De plus, sur la facture du gaz doit figurer lisiblement la consommation en m3 et non pas, comme actuellement, convertie en kilowatt heure. Pour plus de transparence, le gouvernement doit créer un véritable observatoire des prix de l’énergie avec un droit de regard sur le contenu des « contrats » passés avec les pays producteurs. |