Il aura fallu une médiatisation de la situation scandaleuse des sans abris pour que le gouvernement daigne enfin répondre à une revendication portée depuis de nombreuses années, par l’Afoc notamment.
L’Afoc, qui lutte depuis sa création pour un droit reconnu au logement, se réjouit de voir celui-ci hautement pris en compte et concrétisé par la préparation d’un projet de loi en urgence. Mais cette fébrilité soudaine, appelle bien des questions :
–Pourquoi la loi d’engagement national sur le logement, promulguée en Juillet 2006, n’a-t-elle pas prévu, malgré nos demandes insistantes, des dispositions garantissant le droit au logement des plus démunis ?
–Ce que nous savons de l’actuel projet de loi sur le droit au logement « opposable » apparait très complexe et sa date réelle d’application est renvoyée au minimum à 2012.
Que restera-t-il demain des promesses de l’heure ? Comment ne pas concevoir quelques doutes ? Le président de la république ne s’était-il pas déjà engagé fortement sur ce thème il y a douze ans alors qu’il présentait sa première candidature ?
–Sans aller chercher bien loin un contre-exemple, on peut rappeler, pour s’en féliciter, que le droit au travail figure dans la constitution. Il faut bien amèrement constater que le chômage a fait un retour en force depuis 30 ans, faute d’une politique économique adaptée, permettant un retour au plein emploi.
Au jour le jour, à son rang, l’Afoc s’affirme quant à elle décidée à poursuivre son action déterminée pour la défense des consommateurs ; le droit au logement y occupe une place prépondérante.
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