L’AFOC exprime son inquiétude devant le projet de loi préparant la fusion de Gaz de France avec la société Suez.
Les consommateurs n’ont rien à gagner et beaucoup à perdre dans une telle opération qui aura pour premier résultat de remettre en cause le Service Public. Ainsi, aucune garantie n’est assurée de la pérennité des tarifs réglementés. Bien au contraire, l’esprit de la loi en préparation, orienté vers la primauté du marché, tend à les faire disparaître à terme. Pourtant, la branche électrique nous fournit un contre-exemple éloquent. On voit des entreprises, qui avaient choisi de contracter avec des fournisseurs privés d’électricité, se plaindre de la clause d’interdiction d’un retour aux tarifs réglementés, imposée par la loi de 2004. Un beau sujet de méditation pour les particuliers promis à l’ouverture du marché au 1er juillet 2007. A plusieurs reprises, dans un passé récent, l’AFOC a été amenée à contester les augmentations de tarifs élevés exigées par Gaz de France et relativement limitées par les gouvernements successifs. Qu’en sera-t-il demain ? D’ores et déjà, le président actuel de GDF, affichant un bénéfice record, n’hésite pas, pour autant, à demander le rattrapage des hausses précédemment refusées. Décidément, l’intérêt de l’actionnaire n’est vraiment pas celui du consommateur ! Par ailleurs, l’AFOC demande avec insistance, le rétablissement du fonctionnement de l’ONSPEG (Observatoire national du service public de l’électricité et du gaz).
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