Le gouvernement réfléchit à l’instauration d’un « chèque transports » qui serait versé aux Français pour les aider à supporter les frais de déplacements professionnels.
Comme en de nombreux domaines, le gouvernement a encore tout faux. Certes, les prix des carburants à la pompe ne cessent de monter tout comme les tarifs de péage. Cela ne va pas s’arrêter, la situation au Moyen-Orient continue d’être chaotique, l’évolution d’autres pays producteurs et le pic pétrolier prochain ne plaident pas en faveur d’une diminution du baril, bien au contraire. Dans le même temps, la pollution, comme nous l’avons vu au mois de juillet dernier, est en constante augmentation dans notre pays d’une année sur l’autre avec des incidences sur la santé. L’augmentation de température due à l’effet de serre provient en premier du secteur des transports comme le précise le rapport de la mission d’information de l’assemblée nationale d’avril 2006. Pour le CNAFAL, lutter contre la pollution et l’effet de serre impose des décisions autres qu’une mesurette électoraliste et démagogique. Le CNAFAL attends que le gouvernement prenne les décisions qu’impose la gouvernance d’une nation et en particulier le développement et le renforcement des transports en commun. En outre, le CNAFAL dans le secteur des transports demande : · une véritable orientation politique et une incitation financière conséquente du gouvernement favorisant le développement des transports collectifs publics. Les besoins du transport public dans notre pays sont très importants comme le montrent les succès des TER (+ 10% cette année). · l’uniformisation des taxes sur tous les dérivés du pétrole, essence ou gasoil, pour les camions, voitures particulières, cars, avions – la pollution comme l’effet de serre sont les mêmes pour tous les véhicules. · l’instauration d’une véritable taxe camions, eurovignette ou RPLP à la tonne.km sur tous les itinéraires, chargée de compenser les coûts externes du transport de marchandises. Cette taxe financerait les infrastructures ferroviaires et fluviomaritimes favorisant le développement durable intégré dans notre constitution. Cette taxe aurait également pour conséquence de réduire le transport routier comme cela a été démontré en Suisse depuis 2001. · l’harmonisation et le contrôle des conditions de travail et des règles sociales des chauffeurs routiers circulant en Europe avec celles des conducteurs de trains permettant de respecter les règles de concurrence et de sécurité.
|