EDF vient d’annoncer une hausse probable de l’électricité de 1,7 % dès le 15 août prochain.
Cette annonce, en plein cœur de l’été, résonne comme une douche froide pour l’ensemble des ménages qui subissent depuis plusieurs mois une flambée de la facture énergétique. Les seuls à se satisfaire de cette nouvelle sont les actionnaires, qui ont vu la cotation du groupe bondir de prés de 6 % vendredi dernier.
Pourtant l’entreprise se porte bien puisqu’elle vient d’enregistrer des bénéfices conséquents de plus de 100 % par rapport à l’exercice précédent.
De plus, cette future augmentation vient corroborer la demande des fournisseurs privés qui souhaitaient l’alignement progressif des tarifs régulés sur ceux du marché. Pourtant, ces mêmes opérateurs n’hésitent pas à dire dans le rapport de la CRE de mai 2006, que seul le maintient du service public de l’électricité pouvait garantir la pérennité du tarif réglementé.
Cela confirme la lutte d’INDECOSA-CGT pour le maintient d’une entreprise EDF-GDF 100 % public.
Nous ne pouvons nous satisfaire d’une privatisation qui va engendrer plus d’inégalités sociales.
A l’heure actuelle, une grande partie des bénéfices n’est plus utilisée pour l’entretien et le renouvellement du réseau mais bel et bien pour favoriser les intérêts privés. De même, l’état qui se considère comme l’actionnaire principale depuis 1999, demande des dividendes toujours plus importants, non plus pour améliorer le service rendu mais pour éponger ses propres dettes.
Enfin nous revendiquons que toute la transparence soit faite sur les investissements de l’entreprise, notamment dans le domaine des énergies renouvelables.
On peut se satisfaire des progrès du parc éolien sur notre territoire mais est-il normal qu’il doit être financé majoritairement par les usagers domestiques et non pas par les bénéfices obtenus.