Le jeu vidéo du XXIème siècle est devenu un loisir à part entière sans aucune commune mesure avec le jeu vidéo des années 80-90. Il est empreint d’un grand réalisme, où le joueur est actif, à la différence du cinéma où le spectateur est passif. Il est classifié selon des normes internationales, dénommées PEGI (Pan European Game Information). A ce jour, de par l’indifférence de certains acteurs économiques et sous prétexte que certains jeux semblent difficilement classifiable, les normes de prévention ne sont que peu respectées. Un des jeux les plus vendu à ce jour sur Playstation 2 édité par TAKE TWO et dénommé GTA San Andreas permet de s’attaquer à des prostituées virtuelles qui proposent leurs services dans différentes rues du jeu. Ce jeu pousse le vice jusqu’à inciter le joueur à tuer des prostituées pour récupérer leur argent ou même à devenir proxénète et à profiter des bénéfices tirés de l’exploitation de la prostitution. Le jeu vidéo intègre même en son sein des scènes pornographiques qui peuvent être visualisées grâce à des codes téléchargeables sur Internet. Dans celui édité par WHIPTAIL INTERACTIVE dénommé POSTAL 2, le joueur a la faculté d’uriner sur ses victimes pour les faire vomir, ou utiliser des chats comme silencieux pour ses fusils. Le jeu KILLER 7 édité par CAPCOM, donne au joueur la possibilité de récolter le sang de ses victimes pour gagner des points de vies. Il peut même se couper les veines des poignets afin de répandre son sang sur le sol, ce qui lui permet d'obtenir des bonus supplémentaires. Dans l’un des derniers jeux édité par TAKE TWO dénommé MANHUNT, de type ultra- violent, le joueur peut tuer certains personnages en les étouffant avec un sac plastique sur la tête ou en leur « brisant intégralement la tête » à l’aide d’une batte de baseball. Familles de France dénonce le non respect des normes de classification par la plus grande majorité des distributeurs, excepté peut être pour certains revendeurs spécialisés qui ont une éthique, et sont également plus proche - physiquement - du consommateur. Le contrôle à la vente de ces jeux vidéo, tant au plan des distributeurs que des sites Internet de vente en ligne, est inexistant, sans compter que les internautes – mineurs – peuvent très facilement télécharger des démonstrations des jeux vidéo sur Internet. Familles de France demande un renforcement de la protection des mineurs afin qu’ils ne puissent avoir accès à certains contenus à caractère violent et/ou adulte. |