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5 fruits et légumes par jour

25/01/07

Les fruits : argument commercial trop souvent illégitime








Neuf organisations de consommateurs (*) publient un dépliant dans lequel elles donnent quelques outils pour éviter les pièges des emballages. 

"Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour" : cette recommandation du programme national nutrition santé (PNNS) est un bon principe que l'industrie agroalimentaire ne se prive pas de reprendre à tort et à travers. C'est ce qu'estiment deux centres techniques régionaux de la consommation (CTRC) et sept associations de consommateurs (*) qui viennent de publier (en collaboration avec le fabricant de compotes Andros), un dépliant intitulé "Vrais messages ou fausses promesses ?", dont l'objectif est d'alerter les consommateurs sur ces dérives.

Selon eux, plus de 130 nouveaux produits se seraient prévalu en 2006, dans leurs publicités et sur leurs emballages, de cette recommandation de santé publique. De quoi susciter, de la part des neuf organisations, des interrogations "sur ce foisonnement de nouveaux produits ou simplement de produits anciens remarketés" : tous les produits aux fruits peuvent-ils légitimement prétendre être pris en compte dans la consommation de cinq portions de fruits et légumes ? Avec l'aide d'une nutritionniste, elles ont décortiqué des étiquettes nutritionnelles et constatent que les allégations sont bien souvent trompeuses.


 Un dépliant d'information "Mangez des pommes !"

   
 Télécharger le dépliant (PDF - 792 Ko)
Leur dépliant d'information tente de donner des outils au consommateur pour déjouer ces pièges. Il recommande de se méfier des allégations du type "riche en fruits", "plus 16 % de fruits" ou encore "trois fois plus de fruits" : "Lisez l'étiquette et vous vous apercevrez peut-être qu'il n'y a que la valeur de deux fraises dans l'ensemble du paquet".

De la même façon, il met en garde contre les mentions comparatives du type "une crème dessert = deux pommes", ou contre certains emballages séduisants qui représentent des fruits sur la quasi-totalité de leur surface mais qui n'en contiennent qu'un faible pourcentage.

Le dépliant propose également un lexique de termes nutritionnels comme "additifs", "antioxydants", "arômes de fruits", etc...


(*) Les neuf organisations (Adéic, Afoc, Afoc Loiret, CNAFC, Familles de France, OR.GE.CO, UFCS, CTRC Basse-Normandie  et CTRC Rhône-Alpes) remettent en cause l'autorégulation du Bureau de vérification de la publicité L'Association force ouvrière consommateurs (Afoc) insiste quant à elle sur la nécessité de lutter contre l'obésité, et milite pour que les publicités télévisées pour des produits trop déséquilibrés soient interdites aux heures de grande écoute des enfants.


Le dépliant est également disponible par courrier auprès :
- des organisations participantes et de leurs réseaux locaux
- de Communications Economiques et Sociales (contre une enveloppe A5 timbrée).
70, rue Marius-Aufan
92300 Levallois-Perret