La suite des événements
Economies d’énergie : les locataires paieront au moins 10 à 20 euros par mois
Dans son n° 1527, INC Hebdo annonçait la création d’une participation financière des locataires en cas de travaux d’économie d’énergie réalisés par leur bailleur. Le ministère de l’écologie et de l’énergie a annoncé la parution prochaine des décrets d’application de la loi du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement, qui rendront possible ce dispositif.
S’il n’évalue pas les économies potentielles, le propriétaire pourra demander une contribution forfaitaire mensuelle, non révisable, de 10 euros pour un studio, 15 euros pour un deux ou trois-pièces, et 20 euros au-delà ; le tout pendant quinze ans. Il ne pourra pas demander son versement avant d’avoir terminé les travaux. Ces derniers devront être destinés à l’amélioration de la performance énergétique : le ministère a retenu la liste des travaux éligibles à l’éco-prêt à taux zéro.
S’il fait réaliser un audit thermique, le propriétaire pourra choisir de demander une contribution égale, au maximum, à 50 % des gains attendus. Dès que le bailleur loue plus de trois appartements dans un immeuble, l’audit sera obligatoire.
«Aucune aide n’est offerte pour le maintien dans les lieux du locataire, ni aucune garantie pour éviter une hausse du loyer» après le départ d’un locataire, pointe la Confédération générale du logement (CGL).
Alimentation : Bruxelles demande des prix justes pour les consommateurs
Dans ses n°s 1521 et 1535, INC Hebdo décryptait les prix de vente et les marges, à différents stades de la production, dans la filière laitière et celle des fruits et légumes. Les prix du lait à la production ont chuté, sans que cela ne se répercute franchement dans les rayons des supermarchés. La baisse des prix des fruits et légumes a, en revanche, profité aux consommateurs. Dans tous les cas, les revenus des agriculteurs ont souffert depuis le début de l’année.
Alors que la France vient de lancer un plan d’aide aux agriculteurs – un milliard d’euros de prêts bancaires bonifiés et 650 millions d’aides publiques –, la Commission européenne souhaite durcir le contrôle des pratiques déloyales des industries agroalimentaires et des grands distributeurs, acteurs soupçonnés de prendre des marges excessives. «Il arrive trop souvent qu’il n’existe aucun lien entre le prix que l’agriculteur obtient et celui que le consommateur paie», dénonce la commissaire chargée de l’agriculture, qui travaille à des mécanismes limitant la trop forte spéculation à l’œuvre sur les matières premières agricoles.
Mariann Fischer Boel veut aussi que les Etats membres se dotent de services de comparaison des prix alimentaires, «aisément accessibles» sur Internet.
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