 |
 |
La DGCCRF publie un dépliant à l’attention des vacanciers. Bistrots, hôtels, chambres d’hôtes, campings et locations saisonnières doivent indiquer clairement leurs prix sous peine de poursuites. Les produits touchant à la santé ou à la sécurité, comme les crèmes solaires et les préservatifs, doivent porter le marquage CE.
Un hôtel qui dissimule ses prix, un restaurant qui ne détaille pas sa carte, un préservatif qui n’arbore pas le marquage CE… Voilà quelques exemples tirés d’un dépliant publié début juillet par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sous le titre « Dix désagréments à éviter pendant les vacances ».
L’indice de protection élevé d’une crème solaire ne protège pas plus longtemps
Pour ceux qui s’exposent au soleil, il est bon de savoir que les crèmes de protection sont classées en quatre catégories d’indices : faible (de 6 à 10), moyenne (de 15 à 25), haute (de 30 à 50) et très haute (plus de 50). Un indice élevé signifie que la peau est mieux protégée, mais elle ne l’est pas plus longtemps qu’avec un indice inférieur : il faut une nouvelle application toutes les deux heures – voire plus si l’on se baigne.
Sur les étiquettes des crèmes solaires comme sur celles des chapeaux, des bouées et brassards pour enfants, des lunettes de soleil et des préservatifs, le marquage CE doit être indiqué. C’est le minimum : il permet d’identifier les fabricants déclarant respecter les normes techniques et de sécurité de l’Union européenne.
Le henné noir est à proscrire
Pour les amateurs de tatouages temporaires au henné, il est un produit à éviter absolument : la paraphénylènediamine (PPD), substance permettant de noircir et de faire durer le tatouage, mais responsable d’allergies graves (voir notre article du 15 juin 2006 et la mise en garde de l’Afssaps).
Quand de la PPD y est ajoutée, le henné est plus foncé qu’à l’accoutumée, voire carrément noir : si le vendeur ne vous donne pas la composition précise de son encre, mieux vaut donc passer son chemin.
Pas de vacances à tout prix
Si vous tombez en panne sur une autoroute, le remorquage ou le dépannage sur place coûte 113 €, ni plus ni moins (arrêté du 30 septembre 2009).
Dans les restaurants, cafés, hôtels, chambres d’hôtes, campings, locations saisonnières… l’affichage des tarifs et la qualité des prestations sont à surveiller de près. Tous doivent présenter le détail de leurs prix. Une facture précise doit être délivrée en fin de séjour dans les hôtels, campings et chambres d’hôtes. Une hygiène déplorable, des locaux insalubres ou autres gênes importantes peuvent être signalées à l’administration (voir l’encadré ci-dessous).
Dans le cas d’un appartement, d’une chambre ou d’un bungalow, le bailleur – qu’il s’agisse d’une agence ou d’un particulier – doit fournir un descriptif précis de son bien, puis faire signer un contrat incluant les conditions et tarifs de modification ou de résiliation. Un inventaire des biens mis à disposition est obligatoire, tout comme les états des lieux d’entrée et de sortie (voir la fiche pratique INC J. 162 sur les locations de vacances).
Prudence avec les vélos, mini-motos et quads
Tout vélo destiné à la location doit disposer d’un éclairage, d’un avertisseur sonore et de deux freins qui fonctionnent.
Les mini-motos ne peuvent circuler que sur des pistes fermées et agréées pour ce type d’engin. Même chose pour les quads non homologués. En revanche, les quads homologués et immatriculés peuvent rouler sur la voie publique… si leur conducteur possède le permis de conduire B.
Que faire en cas de problème ? En cas de litige, la DGCCRF conseille d’abord de discuter avec le professionnel. Si le dialogue est impossible, ou si le litige persiste, il ne faut pas hésiter à se tourner vers la direction départementale chargée de la répression des fraudes. Les associations agréées de consommateurs peuvent également donner de bons conseils, voire intervenir auprès du professionnel ou de la justice.
|
 |
 |