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Outre-mer, des produits alimentaires jusqu’à 38 % plus chers
Début 2009, les Antilles françaises, la Guyane et la Réunion se mobilisaient pour défendre le pouvoir d’achat des ménages et protester contre la « vie chère ». Dans une étude, l’Insee confirme de grands écarts de prix avec la métropole. L’alimentation, la santé et les télécommunications pèsent particulièrement lourd dans les budgets.
La « vie chère » n’était pas seulement un slogan : il correspondait bien à la réalité vécue par les Français d’outre-mer descendus dans les rues, l’année dernière, pour demander la baisse des prix de certains produits (voir notre article du 26 février 2009). C’est ce que confirme une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Plus d’un an après ces mouvements sociaux et la promulgation de la loi n° 2009-594 pour le développement économique des outre-mer (voir notre article du 24 avril 2009), cette étude décortique les grands écarts de prix existant entre la métropole et les quatre départements d’outre-mer (Dom) : Guadeloupe, Guyane, Martinique et La Réunion.
Ces écarts de prix n’ont quasiment pas varié depuis 1985
À partir de comparaisons des prix des biens et des services effectuées en mars, les auteurs écrivent que « le niveau général des prix à la consommation était globalement plus élevé dans les Dom » qu’en métropole. « Il était supérieur de 13 % en Guyane, de 9,7 % en Martinique, de 8,3 % en Guadeloupe et de 6,2 % à la Réunion. »
Les écarts de prix s’expliquent surtout par la « cherté » des produits alimentaires, de la santé et des télécommunications. La Guyane est la plus mal lotie : les prix de l’alimentation y sont 38,5 % plus élevés qu’en métropole. Ceux de la santé, de 20 %. En Martinique, manger coûte 30 % plus cher, se soigner 13 % de plus – ces surcoûts sont, respectivement, de 22 % et 16 % en Guadeloupe. À la Réunion, les prix des aliments sont supérieurs de 24 % à ceux de la métropole ; ceux des communications, de 15 %.
Ces « écarts de prix hors loyers » n’ont quasiment pas varié depuis 1985. La loi pour le développement économique des outre-mer produira-t-elle quelques effets ?
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