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Conso Info
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À peu de chose près, le texte reprend en annexe l'avis du Conseil national de la consommation, qui listait les tâches de gestion courante à facturer de façon forfaitaire. La parution de cet arrêté représente une avancée en soi, mais plusieurs associations pointent son manque d'ambition et jugent qu'il n'est pas simple à interpréter. Ce qui risque d'entraîner des problèmes juridiques. Attendu depuis les Assises de la consommation d’octobre 2009 et la promesse du secrétaire d’État à la consommation (voir INC Hebdo n° 1536), en gestation pendant des mois, l’arrêté modifiant l’arrêté du 2 décembre 1986 relatif aux mesures de publicité des prix applicables dans certains secteurs professionnels a été publié au Journal officiel du 21 mars 2010. Les syndics devront l’appliquer à partir du 1er juillet prochain.
L’avis consultatif du CNC a désormais force réglementaire Le texte met noir sur blanc les tâches « de gestion courante » des syndics devant entrer dans leur forfait annuel, et non plus – pratique fréquente – dans les innombrables frais supplémentaires facturés aux copropriétaires.
Ainsi, à partir du 1er juillet 2010, il sera illégal de facturer hors forfait la transmission des archives au syndic successeur, la tenue de l’assemblée générale si la durée, les « jours et plages horaires convenus » dans le contrat sont respectés, ainsi que les visites périodiques de la copropriété si leur nombre et leurs modalités sont précisés. Avant des travaux de maintenance, les appels d’offres et études de devis ne pourraient plus être rémunérés en frais supplémentaires. Idem pour « la négociation, la passation et le suivi des marchés des prestataires ».
Pourtant, ce texte ne fait pas l’unanimité dans le mouvement consumériste. La majorité des associations de consommateurs ont émis un avis négatif. Celles qui ont émis un avis positif insistent sur le pas en avant qu’il représente, tout en critiquant son manque d’ambition (voir notre article du 16 mars). Par exemple, l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) se satisfait du fait que les prestations particulières, facturées en plus du forfait, devront être définies avec précision dans le contrat de syndic, mais regrette que le gouvernement n’ait pas été au-delà de l’avis du CNC.
D’autres associations voient surtout se dessiner des problèmes juridiques. « L’arrêté suscitera des difficultés d’interprétation concernant la liste des prestations de gestion courante, déplore la Confédération générale du logement (CGL). Il y a des zones d’ombre qui n’ont pas été prises à leur juste proportion. S’il faut des décisions de justice pour clarifier l’arrêté, c’est qu’il n’est pas clair. »
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