Les états généraux de l’alimentation en 10 questions-réponses

Ouverture


Les états généraux de l'alimentation ont débuté jeudi 20 juillet 2017.

 

"Les Français aiment leur agriculture ; ils aiment leurs agriculteurs, leurs artisans ; ils aiment leurs terroirs".

 

Ces propos tenus par le Premier Ministre, Edouard PHILIPPE, en ouverture des Etats généraux de l'alimentation démontrent que l'alimentation concerne tout un chacun dans sa qualité de vie, dans son quotidien, sa santé, son pouvoir d'achat, la qualité de son environnement.

 

L'Institut national de la consommation en a dégagé dix questions-réponses qui résument l'essentiel de cette journée.

 

1 - Que sont les Etats Généraux de l'Alimentation (EGA) ? 

En juin dernier, le Président de la République, Emmanuel MACRON, avait annoncé les Etats Généraux de l'Alimentation.

 

Voici les quatre éléments marquants :

 

Source : Dossier de presse des Etats généraux de l'alimentation du 20/07/2017

 

 

2 - Les consommateurs sont-ils associés au débat ? 

Oui. Le citoyen, au même titre que les parties prenantes, est associé au débat via la Plate-forme numérique de démocratie participative, depuis le 20 juillet 2017. Les objectifs de cette consultation publique sont de partager les enjeux et les problématiques, mais aussi de faire appel à l'intelligence collective pour identifier des solutions. Les consommateurs sont invités à y participer, dès à présent, sur le site www.egalimentation.gouv.fr

 

 

3 - Quelles sont les parties prenantes des EGA ?

"Tous les sujets abordés au cours de ces EGA devront être interconnectés et transversaux", selon Monsieur Stéphane TRAVERT, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation.

 

Quatorze ateliers thématiques, organisés jusqu'à fin novembre, devront permettre de donner la parole à chacune des parties prenantes : monde agricole et de la pêche, industrie agroalimentaire, distribution, consommateurs, restauration collective, élus, partenaires sociaux, acteurs de l'économie sociale et solidaire, et de la santé, ONG, associations caritatives et d'aide alimentaire à l'internationale, banques et assurances.

 

 

4 - Quels vont-être les sujets abordés pour les consommateurs ?

  • Les attentes des consommateurs
  • La bio-économie et l’économie circulaire
  • La sécurité sanitaire de l’alimentation française
  • La santé du consommateur par l’alimentation
  • La lutte contre le gaspillage
  • La transition écologique et solidaire
  • La lutte contre l'insécurité alimentaire
  • Le renforcement de l’attractivité des métiers de l’agriculture.

 

5 - Quels sont les défis à relever ? 

Selon Benjamin GRIVEAUX, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, ces ateliers auront principalement trois défis à relever :

 

  • le juste prix, à savoir les conditions de vie des agriculteurs. Comment les aider à s'adapter aux nouvelles attentes des consommateurs ?
  • les "consom'acteurs", leur permettre de consommer mieux. Ils ont leurs attentes, leurs exigences et leur volonté d'être des acteurs à part entière de cet éco-système ;
  • le rééquilibrage des relations commerciales au sein des filières agroalimentaires qui présente des spécificités avec un secteur en amont très atomisé et un secteur en aval très concentré.

 

6 - Quelle est la répartition de la valeur d’une dépense alimentaire ?

 

> Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires

 

 

7 - Quelle part prend la place de la grande distribution dans la filière alimentaire ? 

La grande distribution a un poids prépondérant dans la filière alimentaire et sera un acteur majeur de ces prochains ateliers de travail. En effet, elle représentait en France en 2012, 60 % des ventes totales de produits alimentaires (*). Le secteur de la distribution française est aujourd’hui très concentré avec huit grands distributeurs qui se partagent le marché.

(*) Sources : Rapport sur l' "Evaluation des Effets de la Loi de Modernisation Economique et des Stratégies d’Alliances à l’Achat des Distributeurs" (19/12/2016).

 

 

8 - Quels sont les nouveaux enjeux de la société de consommation ? 

Les modes de consommation évoluent notamment par l’impulsion du numérique. Le consommateur, directement impacté, est en quête permanente de nouveaux services. Derrière ces nouveaux modes de consommation, il existe donc des enjeux divers en termes de société, d'emplois, de "ville de demain" et aussi d'alimentation. La consommation est en train de changer de manière considérable. 

 

Les acteurs de la filière alimentaire doivent faire face à un vrai challenge commun, celui de la sécurisation des approvisionnements et celui de pouvoir offrir des produits qui correspondent à ce que veulent les consommateurs.

 

 

9 - Comment les habitudes et les nouveaux modes de vie de la population française sont-ils analysés ? 

Le 12 juillet 2017, l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a publié les résultats de sa troisième étude sur les consommations et les habitudes alimentaires de la population française intitulée "INCA 3" ce qui permit de donner une photographie des habitudes et consommation alimentaire de la population française métropolitaine (voir le dossier de presse).

 

 

10 -  Quelle feuille de route est donnée aux EGA ? 

Quatorze ateliers thématiques se dérouleront entre la fin du mois d'août et la fin du mois de novembre 2017. Trois thèmes majeurs sont mis en avant :

 

  • favoriser une chaîne de production agroalimentaire plus durable et plus équitable ;
  • favoriser une consommation plus saine, plus sûre et plus respectueuse de l'environnement ;
  • concilier compétitivité internationale de la production agro-alimentaire et respect des enjeux sociétaux internationaux.

L'ensemble des attendus et des contributions serviront à élaborer un agenda à la mi-décembre 2017.

 

(c) INC - 2017

 

Pour en savoir plus : 

> Ouverture des Etats généraux de l'alimentation, par le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Stéphane Travert

> Quelles connaissances sur l’évolution des prix et la répartition de la valeur ?, intervention de Christine Avelin, directrice générale de FranceAgrimer

> Pourquoi des États généraux de l'alimentation ? (site officiel).

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