CNAFAL - Œufs contaminés au Fipronil

Communiqué du Conseil National des Associations Familiales Laïques


Ce scandale des œufs contaminés au Fipronilrelance l’impérieuse nécessité de contrôles régaliens à la hauteurdes enjeux d’une politique sanitaire sans faille.
 
Ce type de crise dévoile à chaquefois lesmêmes causes et les mêmes effets :profitsillicites pour les éleveurset l’agroalimentaire,impacts sur l’économie et la santé des consommateurs.
 
Les crises sanitaires se suivent, se ressemblent et s’aggravent.
 
Hier, la vache folle et le trafic de la viande de cheval, aujourd’hui, les œufs contaminés, en Europe et en Francepar un insecticide,le Fipronilqui estinterdit dans les élevages, démontrent, une fois encore, l’absence decontrôles et de transparences en France et en Europe.
 
Mais encore une fois, si rien ne change, le scandale passé, le scénario sera à l’identique : les industries alimentaires concernées etles éleveurs se plaindront d’être pénalisés par l’absence d’actes d’achats desconsommateurs due àun manque de confiance. Et comme parenchantement, quelques années après, nous aurons les mêmes causes et les mêmes effets, avec unnouveau scandale sanitaire à la « Une » des journaux.
 
C’est pourquoi le CNAFAL demande en URGENCE au gouvernement et aux parlementaires :
 
  • Que la DGAL soit rattachée au Ministère de l’Economie. En effet, les deux derniers scandales ont mis en lumière les difficultés d’indépendance de la DGAL au sein d’un Ministère de l’Agriculture, qui doit assurer en même temps la promotion des éleveurs, des agriculteurs et de l’industrie agroalimentaire, tout en disposant de sanctions administratives à leur encontre, pour assurer la sécurité alimentaire des consommateurs.
  • Que la DGCCRF retrouve enfin les effectifs indispensables lui permettant d’assurer pleinement, comme auparavant, les contrôles sanitaires sur les produits transformés, car elle bénéfice au sein du Ministère de l’Economie, de plus de neutralité et d’indépendance, vis-à-vis des agriculteurs, des éleveurs et de l’industrie alimentaire.
  • Que les profits illicites obtenus par des comportements peu scrupuleux de certains éleveurs et de l’industrie alimentaire, soient sanctionnés fermement par l’autorité publique.
  • Que la politique d’austérité n’impacte plus la santé publique du consommateur, car austérité et santé ne font pas bon ménage.
  • Que les Etats généraux de l’alimentation abordent et intègrent une politique responsable dans ce domaine, en mettant en adéquation sécurité alimentaire et moyens de contrôles, pour que ce type de crise ne serenouvelle plus.

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